Cette nouvelle version Netflix de La Petite Maison dans la prairie démarre loin du décor culte de la série de 1974
La nouvelle adaptation Netflix de La Petite Maison dans la prairie installe les Ingalls à Independence, Kansas, avant Walnut Grove en saison 2.
Netflix a mis en ligne le 9 juillet 2026 la première saison, composée de huit épisodes, de sa nouvelle adaptation de La Petite Maison dans la prairie. Les téléspectateurs qui gardent en mémoire la série culte des années 1970 pourraient être surpris par le décor choisi pour cette relecture. Walnut Grove, indissociable de l’histoire originale, n’est pas le cadre de cette première saison.
Independence, Kansas, premier foyer de la famille Ingalls
La nouvelle série se déroule à Independence, dans le Kansas, et non à Walnut Grove, dans le Minnesota. C’est dans cette région du sud-est de l’État que la famille Ingalls construit sa première maison au fil des épisodes de cette saison inaugurale. Ce choix de décor explique pourquoi les repères familiers de l’ancienne série ne se retrouvent pas immédiatement dans La Petite Maison dans la prairie version Netflix.
La production assume ce choix. Elle présente cette série comme une nouvelle adaptation des livres, davantage ancrée dans le récit de départ que dans la série de 1974.
Une adaptation fidèle aux livres de Laura Ingalls Wilder
Ce choix de lieu n’est pas anodin. La production revient aux romans qui ont inspiré l’ensemble de la saga, signés Laura Ingalls Wilder. La première saison s’appuie sur le troisième tome de cette œuvre littéraire, La Petite Maison dans la prairie, qui raconte l’installation de la famille dans le sud-est du Kansas, après le départ des Grands Bois du Wisconsin.
En suivant cette chronologie, les scénaristes restent proches de l’ordre des événements décrit dans les livres. Ils s’éloignent ainsi du parcours popularisé par la série télévisée de 1974, qui installait l’essentiel de son récit à Walnut Grove.
Walnut Grove, le décor emblématique de la série de 1974
La série diffusée à partir de 1974 se déroulait pour l’essentiel à Walnut Grove, une petite ville du Minnesota devenue au fil des saisons le symbole visuel de l’histoire des Ingalls. Cette version a marqué plusieurs générations de téléspectateurs, au point que le nom de Walnut Grove reste associé presque automatiquement à La Petite Maison dans la prairie dans l’imaginaire collectif.
La nouvelle adaptation prend le temps de raconter une étape qui précède cette installation. Le passage par le Kansas devient une saison à part entière plutôt qu’un simple préambule, ce qui change la manière dont l’histoire familiale se construit à l’écran.
Cette relecture s’appuie sur une distribution renouvelée pour incarner la famille Ingalls :
- Luke Bracey interprète Charles Ingalls, le père de famille.
- Crosby Fitzgerald joue Caroline Ingalls, sa femme.
- Skywalker Hughes prête ses traits à Mary Ingalls, la fille aînée.
- Alice Halsey incarne Laura Ingalls, personnage central de la saga.
Walnut Grove attendu en saison 2
Netflix a renouvelé la série pour une deuxième saison dès mars 2026, avant même la diffusion de la première. La saison 1 s’achève sur le départ de la famille Ingalls d’Independence : le personnage de John Edwards, interprété par Warren Christie, lui suggère de tenter sa chance au Minnesota. La suite doit donc mener les Ingalls vers Walnut Grove, le lieu que les fans de la série de 1974 associent le plus directement à l’histoire.
Cette deuxième saison doit aussi marquer l’arrivée de Nellie Oleson, une figure familière pour les spectateurs de la version originale. Le rôle a été confié à Willa Dunn, selon les informations publiées lors de l’annonce du casting de cette suite.
Le choix de retarder ce passage par Walnut Grove permet de consacrer une saison entière aux débuts de la famille dans le Kansas, une période moins connue du grand public que celle popularisée par la série des années 1970.
Des débuts discrets, puis un public au rendez-vous
La série a démarré plus doucement que prévu : 6,4 millions de visionnages en quatre jours, selon les chiffres Netflix rapportés par Cineserie. Elle a ensuite pris la première place du Top 10 des séries anglophones du 13 au 19 juillet, avec 9,8 millions de visionnages. L’accueil critique, lui, est partagé : la presse française a parfois jugé la relecture sage par rapport à la série des années 1970.
Le pari d’un nouveau départ, loin du décor culte, n’a donc pas dérouté les spectateurs. Toute nouvelle version d’une œuvre aussi installée dans la mémoire collective doit pourtant composer avec des attentes précises, forgées par des décennies de rediffusions de la série de 1974.
Une série tournée à Winnipeg
Pour recréer la frontière américaine du XIXe siècle, la production a tourné au Canada, à Winnipeg, dans la province du Manitoba, avec une cabane construite selon des méthodes traditionnelles, à base de chevilles de bois plutôt que de clous. La showrunneuse Rebecca Sonnenshine, créatrice de la série, dit vouloir faire découvrir cette nouvelle adaptation des livres et poursuivre l’histoire de la famille Ingalls.
En choisissant de démarrer à Independence plutôt qu’à Walnut Grove, La Petite Maison dans la prairie propose une entrée en matière différente de celle de 1974, tout en conservant le fil conducteur des romans de Laura Ingalls Wilder. La saison 2 dira si l’arrivée à Walnut Grove convainc les spectateurs attachés à la série originale.
Articles connexes
« Double Jeu » ce soir sur TF1 : Jarry lance son quiz piégé avec un imposteur caché
« Star Academy » 2026 : à la veille du prime du 31 octobre, ce qui se joue pour les trois nommés