Delphine Wespiser incarne une manipulatrice sans scrupules dans « Un si grand soleil » et son avenir dépend du public
Delphine Wespiser rejoint « Un si grand soleil » sur France 3 dans le rôle de Saskia Collard, une femme d'affaires prête à tout chez L. Cosmétiques.
Depuis le mardi 14 juillet 2026, France 3 confie à un visage très familier un exercice inédit. Dans le décor montpelliérain d’« Un si grand soleil », Delphine Wespiser quitte le registre du sourire. Ainsi, l’ancienne Miss France s’attaque à un rôle qui pourrait surprendre ceux qui la suivent depuis quatorze ans.
Un premier rôle qui tranche avec quatorze ans de télévision
Le nom ne surprend personne. La case, en revanche, oui. Delphine Wespiser a bâti sa carrière dans le divertissement et le talk-show. Elle n’avait pourtant jamais tenté la fiction du quotidien. « Un si grand soleil » lui offre donc une première. Le feuilleton accompagne chaque soir de la semaine les téléspectateurs de France 3. Le rôle confié à Delphine Wespiser est récurrent, écrit pour durer plusieurs semaines à l’antenne.
Son parcours télé passe partout, sauf par la comédie de composition. En effet, le public l’a croisée sur tous les fronts :
- Miss France 2012, révélation d’une Alsacienne alors inconnue
- Chroniqueuse chez Cyril Hanouna dans « Touche pas à mon poste »
- Animatrice de la relance de « L’Île de la tentation »
- Personnage récurrent de « Fort Boyard », d’abord en Rouge puis en Blanche
Une seule ligne relève vraiment du jeu d’actrice. En 2016, elle apparaissait le temps d’un épisode de « Capitaine Marleau ». Cette apparition tenait toutefois de la figuration prestigieuse. Cette fois, l’échelle change, car le personnage revient sur plusieurs semaines. Il dispose donc d’une trajectoire complète dans l’intrigue.
Saskia Collard, une antagoniste taillée pour semer le trouble
Le personnage porte un nom : Saskia Collard. Cette femme d’affaires débarque chez L. Cosmétiques avec une obsession, prendre le pouvoir sur l’entreprise. Sa méthode, ensuite, ignore les scrupules. Elle avance masquée, prête à écraser quiconque se dresse sur sa route.
La production ne cherche aucune nuance. Saskia est « une femme ambitieuse, prête à tout pour réussir ». Elle « n’hésite pas à user de ses charmes ou à manipuler les gens ». Or le feuilleton carbure justement aux rapports de force et aux secrets de famille. Chez L. Cosmétiques, son ambition promet de rebattre les cartes du pouvoir. Une telle arrivée sonne donc comme une déclaration de guerre. La douceur qu’on prête d’ordinaire à l’ancienne Miss France vole en éclats dès ses premières scènes.
Ce que Delphine Wespiser dit de son double de fiction
Interrogée sur ce virage, Delphine Wespiser assume une ressemblance troublante avec Saskia. Elle pose aussi une limite nette. « Je n’ai pas eu trop de difficultés à rentrer dans ce rôle. Comme elle, quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’obtenir, mais jamais en écrasant les autres », explique-t-elle.
Sa formule la plus parlante tient en une phrase.
« Saskia c’est moi, mais sans mon empathie ni ma bienveillance. »
L’ambition, oui. Les dégâts autour, non. Cette nuance dit le plaisir de jouer enfin un personnage que le spectateur adore détester. Pour une figure installée dans le sourire et la bonne humeur, le contre-emploi a de quoi séduire. Par ailleurs, cette aisance n’a rien d’improvisé. Selon plusieurs médias spécialisés, l’Alsacienne aurait suivi deux années de cours de théâtre avant le tournage. Cette préparation discrète explique donc la rapidité de son intégration. Le travail en amont se voit à l’écran.
Une entrée en matière testée dès le tournage
Les scénaristes ne l’ont pas ménagée. D’après la presse télé, Delphine Wespiser a tourné une scène d’amour dès ses premiers jours sur le plateau. Une coordinatrice d’intimité encadrait la séquence. Cette professionnelle sécurise justement ce type de tournage délicat, du cadrage des gestes au respect des limites de chacun. Peu de comédiennes débutent une fiction quotidienne par une séquence aussi exposée.
L’épisode a servi de test grandeur nature auprès de ses partenaires. « Je crois que c’est à ce moment-là que les comédiens se sont dit : Elle n’a pas peur », raconte-t-elle. Ainsi, plusieurs récits évoquent une équipe conquise. Les auteurs auraient même enrichi le personnage d’une intrigue sentimentale absente du plan initial. Cette évolution reste encore à confirmer à l’antenne.
Un maintien à l’antenne suspendu au public
Rien n’est joué au-delà de l’arc en cours. L’intéressée, d’ailleurs, ne s’en cache pas. « Je bénéficie pour l’instant d’une arche narrative importante, la suite dépendra de l’accueil du public », pose-t-elle.
La règle vaut pour tous les feuilletons quotidiens. Un personnage qui accroche s’installe dans la durée. En revanche, un personnage tiède disparaît au détour d’un épisode. Saskia Collard avance pourtant avec de vrais atouts. Elle campe une antagoniste dans un cadre d’entreprise, et sa comédienne attire naturellement la curiosité. Le risque existe aussi, celui du procès en légitimité que subissent les figures du divertissement passées à la fiction.
Les prochaines semaines donneront le verdict. Si Saskia s’impose comme la menace annoncée, Delphine Wespiser aura gagné son pari sur France 3. Dans le cas contraire, la parenthèse se refermera aussi vite qu’elle s’est ouverte, et l’ancienne Miss France retrouvera ses plateaux de divertissement.
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